Agora des savoirs 2025-2026 : Les rencontres du cycle 2

CP : Agora des savoirs 2025-2026 : Les rencontres du cycle 2
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Mardi 27 Janvier 2026
Agora des savoirs 2025-2026 : Les rencontres du cycle 2
L’Agora des savoirs, dont la nouvelle saison a débuté en novembre 2025, propose en ce début d'année 2026 six nouvelles soirées, qui se tiendront du 4 février au 15 avril.
"La Ville de Montpellier organise l’Agora des savoirs, grand rendez-vous des sciences et de la connaissance, ouvert au plus grand nombre. Placer au cœur de la cité les grandes questions qui structurent les différentes disciplines du savoir humain, permettre au grand public d’écouter et de rencontrer celles et ceux qui, quotidiennement, cherchent et enseignent, transmettent et interrogent, font avancer la connaissance commune, c’était toute l’ambition de ce projet lors de sa création. Et cela reste sa mission, plus de quinze ans après.

De novembre à avril, retrouvez cette année encore près d’une quinzaine de rencontres, qui convoquent le proche et le lointain, viennent mettre en question quelques idées reçues, mobilisent de nombreuses disciplines, et promeuvent une certaine idée du gai savoir.
Fidèle à sa vocation de ville universitaire, Montpellier réaffirme ainsi son goût pour la connaissance, la transmission et le débat d’idées."
souligne Michaël Delafosse, Maire de Montpellier, Président de Montpellier Méditerranée Métropole.

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Programme du Cycle 2

Mercredi 4 février 2026 à 19h
Anne Charmantier et Claire Doutrelant
Une vie de mésange – 50 ans d’enquête évolutive
(Actes-sud, 2025)

Anne Charmantier et Claire Doutrelant présentent leur ouvrage La Mésange et la Chenille : 50 ans d’enquête évolutive paru chez Actes Sud dans la collection Mondes Sauvages, une plongée fascinante dans l’intimité des mésanges … et des chercheurs qui l’étudient. Elles parlent de leurs recherches en écologie évolutive, retraçant les mille et unes astuces apparues au cours de l’évolution de cet oiseau en réponse aux contraintes des bioclimats méditerranéens et des villes. Explorer l’univers de la mésange convoque les méthodes de terrain et de laboratoire les plus variées, pour éclairer des sujets aussi complexes que la structure du chant, les subtiles couleurs du plumage, l’infidélité conjugale, l’adaptation au milieu urbain ou encore la lutte contre les parasites au moyen de bouquets parfumés. Par cet exposé, les deux biologistes rendent sensible les liens que l’observation tisse avec le vivant, leur travail invitant à regarder, écouter, laisser une place à cet être bleu qui partage forêts et jardins avec nous et d’autres vivants.

Anne Charmantier et Claire Doutrelant sont directrices de recherche au CNRS, en écologie évolutive et comportementale (laboratoire CEFE). Elles étudient toutes les deux les mésanges depuis plus de 25 ans, avec des intérêts complémentaires en écologie évolutive. Anne étudie la réponse évolutive des oiseaux aux changements climatiques et à l’urbanisation et les personnalités animales, Claire étudie les ornements (couleurs, chants), la sélection sexuelle, la coopération et les interactions sociales.

La librairie partenaire est Sauramps.


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Anne Charmantier et Claire Doutrelant - © DR


Mercredi 18 février 2026 à 19h
Violaine Jeammet
Quand la peinture fait la parure. L'art de la couleur sur les figurines en terre cuite de la Grèce antique

Cette conférence est une introduction à l’ouvrage à venir : La sculpture aux mains des peintres. Terres cuites polychromes de la Grèce antique, Brigitte Bourgeois, Violaine Jeammet (dir.)
Musée du Louvre, Ecole française d’Athènes.

Contrairement à la grande sculpture, la femme, part invisible de la société grecque, est largement présente dans la petite sculpture d’argile, souvent associée aux « Tanagras ». Par la richesse et la qualité de leur état de conservation, ces statuettes offrent un terrain d’étude privilégié pour redécouvrir la place essentielle de la couleur dans l’art grec, ainsi que le montre une ambitieuse étude menée par le musée du Louvre et le C2RMF, conjuguant archéologie, histoire de l’art et archéométrie. C’est la peinture en effet qui soulignait la beauté des visages et, avec l’appoint de la dorure, servait à exalter le luxe des parures. Les conclusions de cette enquête révèlent une réalité du vêtement grec inconnue en raison de la disparition matérielle des textiles et nous permettent de comprendre que la couleur, aujourd’hui lacunaire, venait compléter, jusqu’à parfois suppléer, le travail du drapé sculpté. Sont ainsi mises en valeur la qualité des vêtements, l’exaltation de la femme, voire son héroïsation, par l’emploi de matériaux rares et précieux (malachite, bleu égyptien, vermillon, or). Le soin et le luxe apportés à la réalisation de ces offrandes, longtemps déconsidérées, obligent finalement à en revisiter le statut, tant du point de vue de leur création que de leur fonction.

Violaine Jeammet (musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines), conservatrice générale du Patrimoine et membre associé de l'UMR 8164 – HALMA (Univ. Lille, CNRS, MC), a la charge de la collection des figurines et reliefs grecs et romains en argile, source iconographique de premier plan sur la vie quotidienne des Anciens, leurs us et coutumes. Elle enseigne régulièrement à l’Ecole du Louvre. Commissaire de plusieurs expositions, dont les « Tanagras » (2003 et 2010), elle est l’auteure de nombreux articles notamment autour des figurines en terre cuite et de leur réception dans l’art moderne.

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Violaine Jeammet © DR

En partenariat avec Les Mercredis de l’Antiquité
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Mercredi 11 mars 2026 à 19h
Myriam Revault D'Allonnes
Passions publiques
(Seuil, 2026)

De Black Lives Matter aux Gilets jaunes, en passant par #MeToo, les émotions collectives sont partout. Elles semblent saturer l’espace et faire obstacle à l’argumentation rationnelle, entravant le discernement et les capacités de jugement et d’analyse. Soumises à l’emballement médiatique, elles emportent tout sur leur passage à commencer par les conditions même du débat public. Aussi a-t-on beau jeu de récuser cette emprise de l’affectivité qui, déployée tous azimuts, interdit l’exercice de la raison. Pourtant, l’attention portée à ces sensibilités collectives conduit à interroger précisément le grand partage de la raison et du sensible, du sensible et de l’intelligible, de la raison et des passions.
C’est dans le champ de la philosophie politique que ce nouveau livre de Myriam Revault d’Allonnes, éminente analyste de l’actualité politique, explore cette opposition et défait les évidences, à commencer par celle qui postule que la raison publique ne s’exercerait véritablement que dans le silence des passions. Quelle relation entretient cette émergence des subjectivités avec la capacité de l’homme raisonnable à se donner les moyens de déployer son action ?
Chemin faisant, la philosophe revisite des traditions de pensée (de Platon à Arendt, en passant par Rousseau) qui, non seulement ont prêté attention au caractère incontournable des passions, mais se sont interrogées sur les conditions auxquelles elles pouvaient soutenir l’exercice de la raison publique et se situer au principe même de la production du lien social. En réalité, la raison publique s’enracine dans les dispositions sensibles qui font l’humanité de l’homme. Et sa vitalité politique.

Myriam Revault d’Allonnes est professeur émérite des universités à l’École pratique des hautes études. Parmi ses derniers titres parus aux Éditions du Seuil : La Faiblesse du vrai. Ce que la post-vérité fait à notre monde commun (2018), L'Esprit du macronisme ou l'art de dévoyer les concepts (2021) et Le Crépuscule de la critique ("Libelle", 2022).
Elle a reçu en 2019 le Prix spécial du jury du Prix du livre politique pour l’ensemble de son œuvre.

La librairie partenaire est Le Grain des mots.


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Myriam Revault d'Allonnes © Hannah Assouline


Mercredi 25 mars 2026 à 19h
Frédéric Keck
Politique des zoonoses. Vivre avec les animaux au temps des virus pandémiques
(La Découverte, 2024)

En quoi les zoonoses, ces maladies infectieuses animales transmissibles à l'être humain, comme la rage, la tuberculose, la grippe aviaire ou la Covid-19, modifient-elles nos conceptions de la politique, du pouvoir, de l'émancipation ? Sans la récente pandémie de Sars-Cov-2, cette question n'aurait peut-être pas acquis l'acuité et l'urgence qui la caractérisent aujourd'hui. D'après de nombreux rapports scientifiques, le nombre et l'ampleur de ces zoonoses sont appelés à augmenter, leur place étant directement liée aux dérèglements climatiques et à la baisse rapide de la biodiversité.
Il est fréquent, dans la mouvance écologiste, d'interpréter la prolifération des virus comme la revanche de la nature contre le mauvais traitement que les humains lui feraient subir. Une veine complotiste croit y voir une lutte entre puissances autour des armes biologiques. En s'intéressant aux pratiques contemporaines de préparation aux pandémies, ce livre emprunte une tout autre voie. Car, depuis vingt ans, la " chasse aux virus ", inventée il y a un siècle, a cédé la place à une autre approche, où l'animal occupe un rôle éminent d'émetteur potentiel de signaux d'alerte, dont les traces sont conservées dans des congélateurs et des bases de données.
À travers la figure de la sentinelle animale, une autre relation entre humains et non-humains se dessine où la solidarité existe déjà tout en restant un idéal à réaliser. Un nouveau solidarisme, voire un nouveau socialisme, pourrait en découler.

Anthropologue et philosophe, Frédéric Keck est directeur de recherche au CNRS, membre du Laboratoire d'anthropologie sociale du Collège de France. Il est notamment l'auteur d'Un monde grippé (Flammarion, 2010) et de Sentinelles des pandémies. Chasseurs de virus et observateurs d'oiseaux aux frontières de la Chine (Zones sensibles, 2020 ; rééd. Points Essais, 2021).

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Frédéric Keck © Jérôme Bonnet

La librairie partenaire est Gibert.

En partenariat avec le Bistrot des Ethnologues


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Mercredi 8 avril 2026 à 19h
Delphine Griveaud
Réparer la justice. Enquête sur les pratiques restauratives en France
(La Découverte, 2025)

Le constat est sans cesse répété : la justice va mal et ne répond plus à ses missions. Comment la réparer ? Peut-être d'abord en cessant de considérer l'institution judiciaire comme la seule détentrice des moyens de " faire justice ".
C'est à en envisager d'autres que s'emploient les justices dites " alternatives ", parmi lesquelles la justice restaurative, qui regroupe diverses pratiques – des rencontres entre " victimes " et " auteurs " aux cercles de soutien, en passant par les jeux de rôles pour cultiver l'empathie –, afin de responsabiliser les auteurs et prévenir la récidive, prendre soin des victimes et rétablir la paix sociale. Serait-ce la clé d'une justice plus juste ?
Delphine Griveaud tente de répondre à cette question en étudiant sur le terrain les pratiques de la justice restaurative qui se sont développées dans le pays depuis 2014. Elle analyse les effets de son intégration au sein d'une institution pénale contre laquelle elle s'est pourtant construite. Elle plonge dans les rouages du système judiciaire, au plus près de ses publics comme de ses professionnels. Loin des visions iréniques qui font de la justice restaurative une solution miracle, elle propose un tableau lucide, nuancé, d'une manière de faire justice autrement qui se heurte à la réalité de l'institution.

Delphine Griveaud est sociologue et politiste, chargée de recherches au Fonds national de la recherche scientifique, en Belgique. Ses travaux interrogent les contours de la justice, en enquêtant plus spécifiquement sur ses formes dites " alternatives " et sur les politiques de reconnaissance et de réparation des victimes de violences sexuelles au sein de l'Église catholique.

La librairie partenaire est La Cavale.

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Delphine Griveaud © Clémentine Griveaud. 2025


Mercredi 15 avril 2026 à 19h
Camille Froidevaux-Metterie
Théories féministes
(Seuil, 2025)

Des pionnières médiévales de la liberté de penser aux militantes des droits civils et politiques du XIXe siècle, des revendications pour la libération des corps des femmes dans les années 1970 aux propositions intersectionnelles et LGBTQI+ qui élargissent le projet émancipateur ces dernières décennies, le féminisme se caractérise par un foisonnement de théories mises au service d’un projet commun : renverser l’ordre patriarcal du monde.
Aux côtés d’une histoire des luttes et d’une sociologie des mouvements bien documentées, Théories féministes éclaire de façon inédite le versant des idées qui les ont fondés et portés. Les 130 articles du volume dessinent ainsi l’immense constellation des concepts, des auteurs et des œuvres qui, des origines jusqu’à nos jours, en allant même un peu vers demain, nous permettent de porter haut le programme féministe dans un contexte politique de remises en cause des droits conquis et d’offensives réactionnaires.

Directrice d’ouvrage de cette somme indispensable, la philosophe Camille Froidevaux-Metterie reviendra lors de cet entretien sur les différentes étapes de son parcours de chercheuse et de militante.

Camille Froidevaux-Metterie est philosophe et professeure de science politique. Ses recherches portent sur des thématiques liées au corps des femmes dans une perspective phénoménologique. Elle est l’autrice de La révolution du féminin (Gallimard 2015), Seins. En quête d’une libération (Anamosa 2020), Un corps à soi (Seuil 2021) et Un si gros ventre. Expériences vécues du corps enceint (Stock 2023).

La librairie partenaire est Fiers de Lettres.

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Camille Froidevaux-Metterie © Bénédicte Roscot


informations pratiques
Lieu : Centre Rabelais - 29 boulevard Sarrail, Esplanade Charles-de-Gaulle, Montpellier.
Ces rencontres sont gratuites et ouvertes à tous dans la limite des places disponibles.
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CONTACT PRESSE
Sophie PEROUX-LEPAGE l attachée de presse l
sohpei.lepage@montpellier.fr l 04 67 13 69 78 - 06 99 60 09 18
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