Pavillon Populaire, l'Espace d'art photographique de la Ville de Montpellier, zoom sur la programmation 2026

Dossier de presse : Pavillon Populaire, l'Espace d'art photographique de la Ville de Montpellier, zoom sur la programmation 2026
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vendredi 16 JANVIER 2026
Culture :
pavillon populaire, l'espace d'art photographique de la ville de montpellier
> Zoom sur la programmation 2026
En 2026, le Pavillon Populaire accueille deux nouvelles expositions.
"un engagement photographique",
le mot de luce lebart, nouvelle directrice artistique
Les lieux qui mettent un point d’honneur à explorer et faire connaître la photographie historique en France sont rares, sans parler de ceux dont la programmation montre une ouverture affirmée à la pluralité des esthétiques et à la diversité des pratiques et usages du medium. Le Pavillon Populaire est de ces lieux. Tous les genres de la photographie y ont droit de cité : photographie documentaire, artistique, scientifique, de presse, de mode, publicitaire, familiale, photographie administrative... À l’engagement pour la photographie sous toutes ses formes s’ajoute aussi celui pour l’accessibilité : voilà maintenant un quart de siècle que la ville maintient la gratuité d’accès aux expositions.

Ancrée dans le contexte des commémorations du bicentenaire de la photographie, la programmation de la saison 2026-2027 accorde une place de choix à la photographie patrimoniale et historique en lien avec le monde contemporain. Créativité, innovation et expérimentations visuelles seront au rendez-vous des deux expositions à venir. Véritables projets de recherches, ces expositions laboratoires stimulent la mise en lumière d’images, d’archives et de documents encore jamais vus, avec une attention particulière portée à la matérialité des images. Elles sont l’occasion de tisser des liens et de créer des synergies avec des acteurs et des institutions régionales, nationales et internationales.

Inédites, ambitieuses et accessibles, les deux expositions du programme 2026-2027 s’inscrivent dans la continuité de la programmation de l’ancien directeur artistique, l’historien Gilles MORA qui y oeuvra pendant quatorze années. Gilles MORA lui-même avait été précédé au Pavillon par le photographe Roland LABOYE qui y proposa des expositions dès le début des années 1990. C’est dire que la photographie au Pavillon Populaire a une longue histoire.

La rencontre entre la ville et le medium est en réalité bien plus ancienne puisqu’elle remonterait à l’année même de la divulgation de l’invention du daguerréotype. Organisé le 18 octobre 1839, un événement public fondateur est rapporté par la presse locale : des figures scientifiques de renom furent rassemblées pour assister à la réalisation publique de ce qui deviendra le premier daguerréotype de Montpellier ainsi que l’image la plus ancienne faite dans la ville : une vue sur métal des tours et du clocher de la Cathédrale Saint-Pierre et du jardin botanique. Malgré un destin funeste, - l’image première a disparue -, sa trace écrite, passionnante, témoigne des origines scientifiques de la pratique montpelliéraine.

La première exposition s’intitule « Premières fois / Premières photos ». Qu’est-ce qu’une image première ? Une preuve ? Un test ? Un exploit ? Un échec ? Un événement ? Un souvenir ? 200 photographies raconteront 200 ans de grandes et petites aventures d’innovations photographiques depuis le désormais célèbre premier livre de photographie de l’anglaise Anna ATKINS jusqu’à la première photographie numérique.
Après l’exposition collective et thématique de l’été, la proposition d’hiver, monographique, prendra la forme d’une rétrospective inédite consacrée au grand photographe français Lucien HERVÉ, Maître de la photographie d’architecture et de l’abstraction. Avec un commissariat assuré par la spécialiste de la photographie française du XXe siècle Virginie CHARDIN, “Lucien HERVÉ. Ombre et lumière” sera l’occasion d’une rencontre intime et personnelle avec une oeuvre et un individu hors du commun. La part belle sera faite aux tirages argentiques d’époque et aux archives inédites du photographe dont le regard et le style si singuliers ont façonné nos imaginaires des villes. Cette exposition fera écho à la dynamique et à la créativité architecturale de la Métropole de Montpellier.

"premières fois / PREMIères photos"
MILLE ET UNE INVENTIONS DE LA PHOTOGRAPHIE,
À voir du 1er juillet au 1er novembre 2026
>>> Une relecture réjouissante de l'histoire de la photographie
Commissariat : Luce LEBART

Première exposition de la saison 2026-2027 du Pavillon Populaire, l’exposition « Premières fois / Premières photos », à voir au Pavillon Populaire du 1er juillet au 1er novembre 2026, est une invitation à un voyage ludique et érudit dans 200 ans d’innovations et d’expérimentations de la photographie.

Elle rassemble un florilège de « premières fois » qui sont d’ordre techniques, esthétiques, scientifiques et sociétales, depuis les premiers essais des inventeurs jusqu’aux récentes images de naissances de galaxie en passant par les premières photographies transmises à distance, la première image performée, le premier livre de photographie, sans oublier le premier jour d’école, ou encore le premier « pou » de l’histoire de la photographie.
La parole est aussi donnée à des photographes iconiques qui racontent en images « Leurs Premières fois » et à travers elles, leur rencontre avec la photographie. On y découvrira ainsi les premiers essais et premières images de Margaret Julia CAMERON, Bernard PLOSSU, Martin PARR, ou encore Boris MIKHAÏLOV.

L’exposition souligne les liens entre innovations contemporaines et essais du passé, mais elle raconte aussi les enjeux économiques et industriels qui sous-tendent les recherches des inventeurs et leurs stratégies pour s’assurer reconnaissance et postérité à travers la protection de leur propriété intellectuelle et commerciale. Du « photocycliste » au «photopiège», les brevets ingénieux et marques loufoques auront de quoi réjouir et surprendre le visiteur. L’exposition révélera aussi la face cachée des inventions à travers les controverses qui virent le jour dans les courses vers l’innovation : les enjeux de la paternité de l’invention de la couleur ou de la trame, par exemple. La part belle est aussi faite aux tests et aux essais, sans oublier les inventions sans lendemain.
« Essayer encore, râter encore, râter mieux » : ces mots célèbres de Samuel BECKETT sont un des fils rouges de l’exposition dont le parcours parmi les multiples inventions de la photographie est envisagé au prisme de l’expérimentation. Il n’y a décidément pas une invention mais de multiples inventions de la photographie.

En filigrane de l’exposition, quatre oeuvres contemporaines entrent en résonance avec les images du passé tandis que plusieurs "premières fois" photographiques liées à l’histoire de la ville de Montpellier et de sa région jalonnent le parcours. Une occasion rêvée de mettre en valeur la richesse des fonds patrimoniaux municipaux, départementaux et régionaux.
>>> Les partenaires de l'exposition
Le projet repose sur un faisceau de collaborateurs et de prêteurs institutionnels publics et privés, nationaux et régionaux, réunis dans le cadre de partenariats ou de collaborations scientifiques et artistiques.

Parmi les institutions prêteuses figurent principalement, par ordre alphabétique :
Agence Roger-Viollet, Archives de la Ville de Montpellier, Archives départementales de l’Hérault, Archive of Modern Conflict, Collection La Fab / Agnès b, Bibliothèque du Laboratoire Arago/ Bibliothèque de la Sorbonne Université, Galerie Christophe Gaillard, Institut National de la Propriété Intellectuelle (INPI), Les collections patrimoniales documentaires de l’Université de Montpellier, Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie (MDPP), Musée français de la photographie, Museum National d’Histoire Naturelle (MNHN), NASA ESI, Société française de Photographie (SFP)*.
*Liste des partenaires non exhaustive, sous réserve d’ajustements.
La première télévision. Bourgogne (France), 1963.(2).jpg
La première télévision. Bourgogne (France), 1963. Photographie de Janine NIEPCE (1921-2007). © Janine NIEPCE / ROGER-VIOLLET
"LUCIEN HERVÉ. OMBRE ET LUMIÈRE",
UNE RÉTROSPECTIVE INÉDITE À VOIR AU PAVILLON POPULAIRE du 9 DÉCEMBRE 2026 AU 11 AVRIL 2027
Commissariat : Virginie CHARDIN.

En hiver 2026-2027, le Pavillon Populaire, Espace d’Art photographique de la Ville de Montpellier consacrera une rétrospective inédite à Lucien HERVÉ, grand maître de la photographie française du XXe siècle.

Essentiellement composée de tirages argentiques originaux, cette exposition apportera un nouvel éclairage sur l’oeuvre singulière de ce photographe passionné par l’esprit des formes et la puissance créatrice de la lumière. Seront ainsi présentés, à côté de photographies célèbres, des images et documents méconnus conservés par son épouse Judith HERVÉ ELKAN ainsi que par différentes institutions publiques et privées.
D’origine hongroise, Laszlo ELKAN, dont le pseudonyme Lucien HERVÉ vient de la Résistance, qu’il rejoint dès 1940, est souvent rattaché au courant de la photographie humaniste française dont font partie Robert DOISNEAU, Willy RONIS ou Jean DIEUZAIDE.
Peintre de sensibilité communiste, il participe avant-guerre à des actions syndicales et à des reportages pour la revue Marianne, puis s’attache à photographier Paris et les Parisiens après la Libération. Une rencontre décisive avec le père Marie-Alain COUTURIER, Directeur de la revue L’Art Sacré et promoteur de l’art moderne, puis avec l’architecte LE CORBUSIER en 1949 va orienter ses travaux vers une voie tout-à-fait singulière et qui n’a pas d’équivalent en France : une traduction visuelle allégorique, esthétique et artistique de la pensée architecturale de l’époque à travers un jeu inégalé de variations entre lumière et ombre.

Cette épopée moderniste, qu’il poussera jusqu’aux confins de l’abstraction, l’emmènera à Marseille, Nantes, Le Havre mais aussi à Brasilia, Chandigahr ou Ahmedabad. L’admiration suscitée par son regard d’artiste attirera à lui la curiosité des plus grands architectes de son temps comme Alvar AALTO, Marcel BREUEUR, Kenzo TANGE, Oscar NIEMEYER ainsi que Jean PROUVÉ. Mais Lucien HERVÉ est aussi fasciné par les constructions anciennes, des abbayes cisterciennes à l’habitat populaire espagnol ou aux ruines de Persépolis, ainsi qu’au dialogue entre les lieux historiques et contemporains, dont il perçoit l’aspiration commune à dialoguer avec le soleil. Loin d’être vide d’individus, les images de Lucien HERVÉ, qui défendra toute sa vie l’amélioration des conditions de vie des classes populaires, sont peuplées de discrets mais multiples personnages - travailleurs, habitants, passants ou sans abris - dont les silhouettes furtives rappellent la constante empathie de l’auteur pour l’humanité laborieuse.
À la croisée de la photographie, de l’art et de l’architecture, cette exposition traitera, en filigranes, de la relation de l’être humain à ses propres constructions, de la vision philosophique des bâtisseurs à travers le temps, comme des utopies et transformations urbanistiques du XXe siècle, faisant ainsi écho aux réflexions contemporaines sur le futur des villes.

>>> La commissaire de l'exposition
Virginie CHARDIN, historienne de la photographie, est l’autrice de rétrospectives de grands photographes humanistes, comme Willy RONIS, Sabine WEISS ou Louis STETTNER, de photographes de mode comme Frank HORVAT, ou de maîtres du paysage comme Antonin PERSONNAZ ou Pierre DE FENOŸL, notamment pour l’Hôtel de Ville de Paris, le Jeu de Paume à Paris ou les Rencontres d’Arles. Elle conjugue le souci d’exigence esthétique et d’exactitude historique à la volonté affirmée de s’adresser au plus grand nombre, et particulièrement à un public éloigné des musées. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages de la collection encyclopédique Photo-Poche d’Actes Sud.
>>> Les partenaires de l'exposition
- Les archives Judith et Lucien Hervé Elkan, Paris.
- La Fondation Le Corbusier, Paris.
- La Galerie Camera Obscura et Didier Brousse, Paris.
- La Fab et la Galerie du Jour Agnès B, Paris.
3. Lucien Hervé, La Haute Cour de Justice, Chandigahr, Inde.png
1955, Lucien HERVÉ, La Haute Cour de Justice, Chandigahr, Inde.
Télécharger les visuels en cliquant directement dessus et
le dossier presse complet de la saison 2026 en cliquant sur le picto ci-contre
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