![]() LUNDI 1ER JUIN 2026
EXPOSITION "Mirage" de Jaume Plensa À VOIR AU CARRÉ SAINTE-ANNE DE MONTPELLIER JUSQU'AU 1ER NOVEMBRE 2026
Ce lundi 1er juin 2026, Numa HAMBURSIN, commissaire de l'exposition, directeur Artistique du Carré Sainte-Anne a présenté la nouvelle exposition "Mirage" de Jaume PLENSA au Carré Sainte-Anne, en présence de l'artiste.
"Après sa réouverture en 2025 avec l’exposition « Adventice » de l’artiste JR, le Carré Sainte-Anne a l’immense plaisir d’accueillir l’artiste catalan Jaume Plensa.
Figure internationale de la sculpture monumentale, ses œuvres sont présentes à travers le monde, du Millenium Park de Chicago à la Plaza de Colón à Madrid mais aussi sur quelques places françaises à Caen, Nice ou Antibes.
Inspiré par l’esprit particulier du Carré Sainte-Anne et la spiritualité du lieu, Jaume Plensa investit ici la nef de l’ancienne église dans toute sa verticalité, invitant ainsi le spectateur à une contemplation silencieuse. Les figures humaines suspendues, monumentales et poétiques, leurs jeux de transparence, interrogent autant notre rapport à l’autre qu’à l’invisible. Elles dessinent les contours d’une humanité universelle et apaisée. L’exposition « Mirage » installe les conditions d’une conversation silencieuse entre les œuvres, le lieu et les visiteurs, à l’abri du mouvement permanent d’un monde hyperconnecté et des bruits incessants de notre société.
Dans un monde en proie aux conflits, et alors que le repli identitaire menace nos sociétés, encouragé par les vents populistes, le Carré Sainte-Anne et la Ville de Montpellier réaffirment l’art et la culture comme un espace de dialogue, de rencontre et d’acceptation de l’autre dans sa singularité et sa fragilité."
Michaël DELAFOSSE, Maire de la Ville de Montpellier, Président de Montpellier Méditerranée Métropole
Une invitation au silence
"Et si le silence était la condition du dialogue ?
Dans ce Carré Sainte-Anne qui fut bâti à la fin du 19ème siècle pour témoigner de la réconciliation entre catholiques et protestants, deux visages se font face, un doigt posé sur les lèvres. Le geste est simple et universel, comme une prière : demander le silence. Aucune autorité ne s’impose pourtant ici. Il ne s’agit ni de contraindre ni d’ordonner. La scène se tient dans une adresse ambigüe, qui concerne autant celui qui observe que celui qui l’incarne. Une même attente s’installe, commune. Cette œuvre, Les Invisibles, prolonge une recherche que Jaume Plensa mène depuis plusieurs décennies autour du langage dont, paradoxalement, le silence est la trame. Dans un monde saturé de messages, de slogans et de signes, où la parole prolifère au point de devenir bruit, l’artiste défend la création d’un espace propice à l’écoute de ce qui persiste en chacun et que le tumulte recouvre. “ Nous sommes dans un moment particulier pour le monde, la politique et la société. Tout est extrême et violent. Je crois, au contraire, qu’il est nécessaire de parler plus profondément, au lieu de parler plus fort .”
L’attention que Jaume Plensa porte à l’autre engage également une manière de dialoguer avec le lieu qui l’accueille. Au Carré Sainte-Anne, l’installation ne vient pas s’imposer à l’édifice, mais s’y inscrire avec retenue. Les transparences prolongent la verticalité de la nef, en accompagnent les élans plutôt qu’elles ne les contrarient. Les sculptures de bois, créées pour l’exposition, soulignent les tonalités sourdes des décors muraux, tandis que les gisants d’albâtre évoquent discrètement l’histoire de l’architecture religieuse. L’artiste ne cherche pas à rivaliser avec le lieu. Il procède par ajustements, par affinités, comme si les œuvres révélaient, sans les forcer, des qualités déjà présentes.
En héritier des grands sculpteurs catalans, Jaume Plensa place l’identité méditerranéenne au cœur de sa réflexion. Elle est, pour lui, indissociable d’une certaine idée de la beauté.
“ Être Méditerranéen, c’est partager la beauté, l’introduire dans le quotidien des gens, la rechercher partout, et avoir une curiosité inépuisable pour les autres cultures. Nous adorons la beauté, plus que cela, nous en avons besoin. ” Comme le silence, la beauté suppose une attention, dans une économie de la captation, que tout concourt à disperser. Dans nos sociétés traversées par les circulations et les tensions, elle devient une manière de tenir ensemble ce qui pourrait se séparer. Silence et beauté ne relèvent pas de simples inclinations, mais de conditions. Alliés, confondus, ils ouvrent un espace qui rend le dialogue possible."
Numa HAMBURSIN, commissaire de l’exposition, directeur Artistique du Carré Sainte-Anne
Pour télécharger le dossier de presse complet, cliquer ICI
![]() ©Ludovic Séverac/Montpellier3M
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MONTPELLIER MEDITERRANEE METROPOLE, 50 place Zeus, Montpellier, 34000 France
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